Aujourd’hui, je me suis, enfin, décidé d’aller magasiner. Je voulais vivre ce plaisir de s’offrir une nouvelle garde-robe et profiter du fruit de mon dur labeur. Ayant une idée vague de ce que je voulais acheter, j’étais prête pour une journée d’aventure dans les rues d’Ottawa. Deux heures plus tard, plusieurs items avaient attiré mon attention que j’ai essayée, mais la tournée des boutiques ne donnaient rien de productif. Cependant, je ne me suis pas découragée et j’ai continué avec plein d’espoir de trouver quelque chose qui répondait à mes attentes. Après quelques temps, je commençais à remarquer que les vêtements se ressemblaient presque tous. La seule chose qui ressortait c’était les prix. À ce stade-ci, la notoriété des magasins ne m’importait guère. Je voulais juste trouver un bon item. Puis, j’ai réalisé un autre facteur qui rendait mon choix encore plus difficile. Je devais aussi prendre en considération les couleurs de la saison. L’hiver est entrain de finir; le printemps s’en vient alors je devais trouver des couleurs vives. Peu à peu, je perdis tout mon plaisir et mon enthousiasme à magasiner. Mise à part tout ces facteurs que je devais prendre en compte, je devais aussi trouver des vêtements qui correspondant à mon style. Un style qui est à la mode et dans lequel je me sens parfaitement bien. Le plus grand choix entre ce dont on a besoin et ce que l’on veut.

Après quatre heures sans résultats, j’ai fini par abandonner. Quand ma grande journée d’exploration pris fin, je n’avais acheté que deux petites choses. Par contre, je n’étais pas très gaie de mes choix vue que cela ne m’allait pas si bien. C’était mieux que rien. Les boutiques ont une politique de retour qui dure entre quinze à trente jours alors j’avais encore du temps pour faire un échange ou me faire rembourser. Cependant, même le fait de savoir que je peux y retourner d’ici trente jours ne me satisfait pas. J’étais anxieuse puisque je me doutais que l’item laissé n’y serait plus quand je retournerais au magasin.

Une fois à la maison, une pensée me traverse l’esprit. Je pensais à ces gens qui ne cherchaient qu’à s’habiller. Ils n’en n’avaient rien à faire de la couleur ou du style. Ils voulaient juste se mettre quelque chose sur le dos. Pourtant, je pouvais choisir et m’offrir plus que le nécessaire, mais je n’ai pas pu. Plusieurs millions de gens sont des victimes de pauvreté ou même de la guerre… Nous aussi, par contre, nous sommes aussi des victimes, mais de la société de surconsommation et de capitaliste agressif. Peut-on dire alors se mettre en accord qu’une multitude de choix n’est pas bénéficiaire ?

Edited by: Gloria C-P

IMAGE CREDIT: Les voyages de Julie